Lumière et distance, Terminaisons amoureuses

Je me suis

Je me suis une pensée tempétueuse
Les mots gorgés de la grève
L’éclat sourd de l’oubli
Tumulte paisible du ressac ordinaire

Je vis d’étoiles blêmes, de solstices d’hiver
Les doigts gours dans la brume latente
Je pianote des solitudes rêveuses
Interludes à l’ennui vagabond

Et tu m’es là un destin de chaire
Dont je t’envie cette main
Sur la mienne posée, heureuse
L’étrave coupable, la mer innocente

Par défaut
Terminaisons amoureuses

Rien

Rien ne me rappelle à ton souvenir
Que cette vague saura apaiser
L’abandon
Le sang de l’abandon
Sel amertume
La larme rosissante
Canine écume, horizon du givre
Loin
Les pâles sourires
Écorce, écorchures-embruns sauvages
Le feu tari de nos vertiges soudains
Vie d’encre-repentir
L’haleine élavée du vide imparfait
Et l’imminence de la grève languissante

Par défaut
Terminaisons amoureuses

Muse

Combien de gorgées de vin faut-il boire
Pour ne plus avoir soif
Je bois sans malice
Toutes les rosées du printemps
Les lèvres tiédies de mes passions vagabondes
Le cœur ami du vent léger
Dans l’attente des jours qui portent ton nom
Et tu es là toujours
Dans le souvenir de l’instant qui vient
Et je vis
Dans tes bras dans ton ventre
Pour écrire le théâtre des Songes

Par défaut
Terminaisons amoureuses

Dans tes yeux

Une vie s’émerveiller
Voguer lumières sur la clameur du ciel
Le regard éperdu des caresses de l’astre

Une vie s’émerveiller
Jouer à la marelle sur la cime des nuages
L’insolence rieuse face à l’orage

Une vie s’émerveiller
Goûter à l’agora de nos visions communes
La résonance quiète de nos cernes partagées

Dans tes yeux
Apprendre curieux, demain pour chaque jour
L’ivresse des heures simples

Par défaut