Le silence
Rêveur
L’étrave, la lumière du soir
Glissent sur la brume
Et donnent au rivage des sourires d’alcôve
Las l’épave
L’errance impavide
Tu es là soudaine
Si vraiment là
Un miroir aux teintes sauvages
Du lin et des myosotis
Qui tapissent la grève
Et je danse les heures
Archives de Catégorie: Rivages
Janvier des dunes
J’avance éclat de gypse
Pleuré par l’azur
Le pas gorgé de sel et de résine
Ne croyez pas devoir me répondre
Je ne suis plus là
Je vis dans les pensées
D’un criquet mélomane
Les oscillations d’un épi de blé
A la commissure des lèvres
L’éveil
Je respire, loin
De mes jours égarés, l’iode furibonde
Les farouches tumultes
Le ressac joueur
Je suis à l’onde de mémoire vive
La gravité d’un matin d’avril
Abandonné à l’impatience versatile du vent
Qui invente la grève, vierge du silence
Tout est là, connaissance
Dans le recueil des pages vides
Qui disent l’ennui, récompensé
Errances
Te voilà
Sur un simple mot revenu
Errances
Le temps se tord, le temps s’étire
J’étais là
Tu ne m’as pas oubliée
Errances
Je t’ai oubliée
Où l’hiver expire l’hiver
C’était
Une goutte d’eau sur le fil du verre dépoli
Le fleuve qui charrie l’ennui
Une vision
La pluie, toujours la pluie
Plus loin
Vestiges
L’envie intime, une conviction
Simple
Errances
Le jour, l’autre jour
La nuit ?
Le silence obscur de la pluie sur la dune
Toujours la dune
Vestiges
Et toujours le fleuve
Errances
Les mots qui ne comptent pas
Évanouis
Évanouie la conviction du jour
Ou de la nuit
Mais là
Dans le pli errances-intimes
Dire plus loin
L’attente du fleuve
Plus loin le souffle, plus loin le sable
Le vertige d’une île
Tous les rivages
Lumière
Je ne t’ai pas oubliée
Lumière
Tu m’as oubliée
Errances
Lignes de crête, vagues espoir
Le silence
Poussière silence, écume silence
Plus loin le souffle, plus loin le feu
Tous les refuges
Un mot
Pour dire
Je t’ai reconnu
Errances
Je te suis
Silhouettes éparses
Ressemblance
Parages-Renaissance
A la vue du phare
A la vue du phare
Luit le sang dans tes veines
Le parfum fauve de l’onde obsidienne
Tu voulais
Une histoire de mer
Tu voulais une histoire d’océan
Le récit porté par la houle suave et tranquille
Le sang et l’amer
Où l’as-tu laissée ?
Aux marges de l’inquiétude
Reste le sanglot d’une corne de brume
Reste une histoire incomplète de l’eau
Multitudes désenchantées
Où l’as-tu laissée, la simplicité de la pluie ?
La colère aussi, sauve
Tu l’entends au loin, à la vue du phare
