Pulsations

L’oiseau

L’oiseau
Dans cette cage
Soupire ses chants de l’été
Paysages lointains
Joliesses de rameaux amis du vent
Mais tu le regardes avec amour
Et son chant se fait lent
Ailleurs, confins
L’oiseau, la cage, l’arbre
Février
Dans les trilles du givre
L’au-delà ressuscité

Par défaut
Pulsations

L’assassin

Tu dis
Là est un corps perdu pour la vie
L’aube sur le lac et le vol des mésanges
Étendu, inerte le flanc transpercé
Par la querelle de tous les jours

Tu dis
Cet homme n’a jamais été un homme
Le cœur vil épris d’un soupçon
La main glaciale vite honteuse
Et tu as raison

Tu dis
Je ne sais plus qui je suis
Je ne sais plus pleurer
Dans les brumes de toi la première fois
Depuis longtemps tu t’es enfuie

Tu dis
Peut-être
Tu dis partir
Mais de vous deux tu sais
Qui est l’assassin d’une vie

Par défaut
Pulsations

Errance des profondeurs

Hier
Cet écho lointain traversait l’océan
L’appel des amours
Amphibies
Cela aussi peut-être s’est perdu
Noyé dans le staccato hurlant
Le métal qui déchire l’onde
Repentir amer
De la course dépourvue du monde
Obscurité et dissonances
Alors, je l’attends alentour
Ce chant éperdu
Dans l’intervalle des silences
Alanguis

Par défaut