A l’aube du dernier jour
mémoires clandestines
nous habitons des bouts de maison
sur les franges écarlates du soleil couchant
Archives de Catégorie: Lumière et distance
Nuées
L’aube s’est drapée ce matin d’un camaïeu diaphane
[nuées]
Trois notes de musique au loin, douces
L’étrangeté soudaine d’une chimère dans l’orage
Souvenir impétueux de l’aurore
Seuils horizon
J’ai usé les tableaux
Bruegel et Modigliani
La mort et sa roue
Le portrait d’une femme
Je regardais ce bout de couloir
ses icônes, fictions de l’enfance
La porte, le corridor,
l’antichambre d’un secret
L’ébauche d’une fable, fixée
aux traits des passions définitives
je les ai goûtées, douce impatience
Je les ai tant aimées depuis
Rappelle-toi
Rappelle-toi nos serments
le sang qui coule dans les mots
les larmes que l’on voudrait éteindre
Rappelle-toi l’impatience
de nos mains qui s’ouvrent
aux lendemains confiants et secrets
Rappelle-toi le parfum de l’espoir
comme une aventure suspecte ?
Le regard enivré de liberté !
Rappelle-toi ton nom, tout le jour oublié
nos cœurs avides, vivant l’exil
mais toujours vivant !
Rappelle-toi le jour qui se lève
la brume comme une étreinte
désir insatiable de l’homme fier
Rappelle-toi le rêve que tu fis enfant
l’absurdité d’un songe …
qui ne le fut jamais vraiment !
Nous l’avons rêvé, rappelle-toi
oui, nous l’avons rêvé ! rappelle-toi !
Un songe
Je trouve dans l’inconstance sereine des matins d’hier
Des fragments de mémoire interdits et secrets
Le tison noueux porté à l’âtre farouche
Qu’attise le temps des récits liminaires
Passager de l’épure
je bois des demi-lunes fabuleuses
J’étreins des horizons métalliques
Le regard alangui et capricieux
Attente
Or de mes nuits, douces