Lumière et distance

Marginalia

Qui nous aura appris
la marge
pour dire le sens caché
de nos intuitions inachevées

Tu es là, confidente
abandonnée
dans le vif allègre
d’un sursaut de l’âme

Messagère gracile
de l’oubli
de l’étonnement
des corrélations vagabondes

Muse amie aux entrelacs
savants
tu alanguis dans un murmure
les insomnies passagères

Marge
qui oubliera tes lignes
et ses détours
subtils et certains

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Lumière et distance

Autopoïèse

J’ai respiré les fleurs
le soleil et la froidure
les murmures lacustres

Les vents, blancs

J’ai respiré l’amertume
la couleur de l’errance
l’absence et l’abandon

Les parfums, sourds

J’ai respiré les sourires
l’inconnu de tes bras
les baisers humides

L’étendue, être deux

J’ai respiré une seconde
les brasiers du jour
l’océan vivant

Et la nuit

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Lumière et distance

Présage du mot qui vient

Multitudes
dans le souffle frêle de l’implacable attente
luisent des cascades de sable

évanescentes
qui portent la nacre éphémère d’un songe
où dansent les éclats de la sagesse

l’abandon
et les rivages simples à l’orbe clairvoyante
l’éloquence du rêveur

Illuminé
le mouvement dans le froissement du vide
l’aile délicate et la feuille ruisselante

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