Et maintenant il y a cet arbre
Qui ne me dit pas son nom
Dont les feuilles, les branches
Me donne à voir désintéressées
La danse des parfois
Complice du vent alangui
Dans la clameur safran du soir
Pour dire le détachement
L’inattendu
Pour dire ce que le regard invente
L’étendue des peut-être
Les clairs-obscurs d’une vie
L’espoir promis aux cimes
Le recueillement des racines
Et maintenant
L’arbre, le vent
La danse magnétique d’un instant
D’une éternité, irréductible
insécable