Fragments de l'homme mort

La complexité d’une main

­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­­Qu’est-ce que la complexité d’une main
face à la mort
Un univers de fables en ombres chinoises
clair-obscur

Le moindre détail d’une existence passagère
dans le mouvement des doigts
le grain de la peau, comme un langage
d’éternité abstraite et absolue

Le vent comme une caresse
un cri, des larmes
interstice de nos peurs insaisissables
si réelles

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Fragments de l'homme mort

Solitude ?

Nous vivons seuls, placides
perdus dans l’ambiguïté du quotidien
Consommateurs d’espaces indéfinis
prêts à l’expérience

Nous monnayons des couleurs
aux impavides nuances
Pour croire que tout existe
au-delà de rien

Et alors, que reste-t-il ?


Une bouée, un repère
dix carrés de lièges, peints à la va-vite
Sept rouges, trois blancs
patinés par les ans.


L’océan qui se retire
une étoile qui s’éteint
Toi…         
… et moi
policés par les ans

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