Mes amis je vous ai perdu
sur ce chemin de six heures
où le soleil expire l’hiver
Cette fois la dernière
j’ai caressé cette terre d’ocre pâle
en souvenir de l’instant qui vient
Le pas fiévreux j’ai gouté des résines féroces
sang de pins dunaires qui exhalent l’océan
pour rendre son sel à mon haleine amère
En vain