J’aurais tant aimé que l’on sût me lire
Mais il eût fallu pour cela bien sûr
Que mes raisons je sache écrire
Vous fîtes des efforts pourtant
Je le compris cependant
Que vous vouliez m’aimer
Mais la faute toujours sera mienne
De nos liaisons anciennes
De nos accords inachevés
Archives de Catégorie: Fantaisies
Le Musée des vies d’art qui n’ont pas eu lieu
Ce matin
Je suis allé visiter le Musée des vies d’art qui n’ont pas eu lieu
C’est un endroit fabuleux
Avec ses collections d’artistes
On s’y sent bien
Chacun dans son art est talentueux
C’est manifeste et mémorable
Mais aucun n’a su donner à sa vie
Ce geste artistique qui le rend original
Accompli
Alors ils se sont rassemblés ici
Incomplets
A la recherche de…, de quoi d’ailleurs ?
Mais c’est trop tard, ce n’est plus le moment
Et ils le savent bien
Mais tout de même ils conjecturent
Un moyen
Ça les occupe, un peu, et puis
Ils rêvent
De ce moyen, ce moyen qui existe
Mais qui a dû leur échapper
Et pourtant ils sont là
Originaux et accomplis
Dans le Musée des vies d’art qui n’ont pas eu lieu
Je n’aime pas les romances
Je n’aime pas les Romances
Qu’y puis-je, c’est comme ça
Cela me crée des exaspérations
C’est dire si je ne les aime pas
Alors je rumine
Les romances au musée !
Ou quelque chose comme ça
C’est bien le moins que l’on puisse faire
Vous ne trouvez pas ?
Bien sûr les ravis de la rengaine récalcitrent
Ou renâclent si vous préférez
Ils récitent des vers empruntés
A d’autres, forcément
Ils font des pas de deux, de côté en somme
Cela me crée des exaspérations
Encore
J’accumule
Alors je déblatère
Les romances au pilori !
L’affaire est sérieuse n’en doutez pas
Quoique vous fussiez enclin à en rire
Surtout pas !
Je n’aime pas les Romances
Qu’y puis-je, ne me quittez pas
Axiome
Tout poème est unique
Toute lecture est originale
La poésie est la réponse des mots à la parole donnée
Le jour de l’enterrement de la chaudière au fuel
En ce jour de fête
Au grand magasin j’ai cherché
Des Thermopiles
Mais ils n’en avaient plus en stock
Des montres à se gausser
Mais ils n’en avaient qu’en toc
Du chiendent de race
Mais ils en avaient perdu la trace
Alors face à ma mine défaite
Ils m’ont vendu des piles au poêle