Je me suis une pensée tempétueuse
Les mots gorgés de la grève
L’éclat sourd de l’oubli
Tumulte paisible du ressac ordinaire
Je vis d’étoiles blêmes, de solstices d’hiver
Les doigts gours dans la brume latente
Je pianote des solitudes rêveuses
Interludes à l’ennui vagabond
Et tu m’es là un destin de chaire
Dont je t’envie cette main
Sur la mienne posée, heureuse
L’étrave coupable, la mer innocente