Rivages

L’éveil

Je respire, loin
De mes jours égarés, l’iode furibonde
Les farouches tumultes
Le ressac joueur

Je suis à l’onde de mémoire vive
La gravité d’un matin d’avril
Abandonné à l’impatience versatile du vent
Qui invente la grève, vierge du silence

Tout est là, connaissance
Dans le recueil des pages vides
Qui disent l’ennui, récompensé

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Rivages

Errances

Te voilà
Sur un simple mot revenu
Errances
Le temps se tord, le temps s’étire
J’étais là
Tu ne m’as pas oubliée
Errances
Je t’ai oubliée
Où l’hiver expire l’hiver
C’était
Une goutte d’eau sur le fil du verre dépoli
Le fleuve qui charrie l’ennui
Une vision
La pluie, toujours la pluie
Plus loin
Vestiges
L’envie intime, une conviction
Simple
Errances
Le jour, l’autre jour
La nuit ?
Le silence obscur de la pluie sur la dune
Toujours la dune
Vestiges
Et toujours le fleuve
Errances
Les mots qui ne comptent pas
Évanouis
Évanouie la conviction du jour
Ou de la nuit
Mais là
Dans le pli errances-intimes
Dire plus loin
L’attente du fleuve
Plus loin le souffle, plus loin le sable
Le vertige d’une île
Tous les rivages
Lumière
Je ne t’ai pas oubliée
Lumière
Tu m’as oubliée
Errances
Lignes de crête, vagues espoir
Le silence
Poussière silence, écume silence
Plus loin le souffle, plus loin le feu
Tous les refuges
Un mot
Pour dire
Je t’ai reconnu
Errances
Je te suis
Silhouettes éparses
Ressemblance
Parages-Renaissance

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