A la vue du phare
Luit le sang dans tes veines
Le parfum fauve de l’onde obsidienne
Tu voulais
Une histoire de mer
Tu voulais une histoire d’océan
Le récit porté par la houle suave et tranquille
Le sang et l’amer
Où l’as-tu laissée ?
Aux marges de l’inquiétude
Reste le sanglot d’une corne de brume
Reste une histoire incomplète de l’eau
Multitudes désenchantées
Où l’as-tu laissée, la simplicité de la pluie ?
La colère aussi, sauve
Tu l’entends au loin, à la vue du phare
Archives Mensuelles: septembre 2022
Rien
Rien ne me rappelle à ton souvenir
Que cette vague saura apaiser
L’abandon
Le sang de l’abandon
Sel amertume
La larme rosissante
Canine écume, horizon du givre
Loin
Les pâles sourires
Écorce, écorchures-embruns sauvages
Le feu tari de nos vertiges soudains
Vie d’encre-repentir
L’haleine élavée du vide imparfait
Et l’imminence de la grève languissante
Muse
Combien de gorgées de vin faut-il boire
Pour ne plus avoir soif
Je bois sans malice
Toutes les rosées du printemps
Les lèvres tiédies de mes passions vagabondes
Le cœur ami du vent léger
Dans l’attente des jours qui portent ton nom
Et tu es là toujours
Dans le souvenir de l’instant qui vient
Et je vis
Dans tes bras dans ton ventre
Pour écrire le théâtre des Songes