Tu dis
Là est un corps perdu pour la vie
L’aube sur le lac et le vol des mésanges
Étendu, inerte le flanc transpercé
Par la querelle de tous les jours
Tu dis
Cet homme n’a jamais été un homme
Le cœur vil épris d’un soupçon
La main glaciale vite honteuse
Et tu as raison
Tu dis
Je ne sais plus qui je suis
Je ne sais plus pleurer
Dans les brumes de toi la première fois
Depuis longtemps tu t’es enfuie
Tu dis
Peut-être
Tu dis partir
Mais de vous deux tu sais
Qui est l’assassin d’une vie