Il est en ce lieu un comble
Arraché au silence corrompu de l’abandon
La ruine des jours sombres
Confiée à la mémoire de ceux qui ont fui
Mais tous ont oublié
La candeur de l’albâtre et le verre poli
Là-bas cependant
Tu entendras
La prière absurde du mélèze
Le chant taciturne du hibou
Pour dire la patience des cœurs éperdus
Là-bas cependant
Tu entendras
Le chant du bois l’âme grise
Les veines incandescentes de l’aube
Qui déchirent les brumes de l’ennui
Là-bas cependant
Tu comprendras
Le sourire de la pluie l’âtre chancelant
De toutes nos vies l’éveil
Le murmure fragile suspendu