Fragments de l'homme mort

Outre-saison

Tout n’est que silence, immobilité
Saisons englouties par un ciel monotone
Bleu trop pâle, sans horizon
Le vent de lui-même s’est consumé
Hanté par l’embrasement muet de la poussière
Crépuscule fauve des appétits patients
Alors je pense à demain
Demain qui peut-être s’est tari
Emporté par mon rêve-bouteille
Qui s’étire sur un océan asséché de roches saillantes
Alors je regarde, havre de la nuit
Les étoiles
Pour réinventer un sens
Dans l’illusion de leur fixité
La seule que désormais je comprends

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