Lumière et distance

Le matin

Ce pourrait être cela
Le matin
Un-deux-trois-soleil
Pour dire l’éveil
L’allégresse, ses trésors
Le sourire de l’eau et la caresse d’une main
Lente, si lente
La candeur pour qui encore s’émerveille
Des politesses de l’aurore
Et puis
Se dire les langages du silence
Et puis
Apprendre à rêver, cela
Le matin

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Lumière et distance

Boulevard des brumes

Étrangement
La ville m’est un itinéraire solitaire
Une respiration qui s’affranchit du hasard
Pour me conduire vers ce que je suis

Un boulevard des brumes
Et le bonheur nécessaire de ses rues
Pour m’extraire patiemment
De l’effervescence inouïe du vide

Et c’est là ce qui m’effraie
Au-delà même de l’errance et de l’abandon
Être aveugle à moi-même
Sans amertume

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Terminaisons amoureuses

Dans tes yeux

Une vie s’émerveiller
Voguer lumières sur la clameur du ciel
Le regard éperdu des caresses de l’astre

Une vie s’émerveiller
Jouer à la marelle sur la cime des nuages
L’insolence rieuse face à l’orage

Une vie s’émerveiller
Goûter à l’agora de nos visions communes
La résonance quiète de nos cernes partagées

Dans tes yeux
Apprendre curieux, demain pour chaque jour
L’ivresse des heures simples

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