Ce pourrait être cela
Le matin
Un-deux-trois-soleil
Pour dire l’éveil
L’allégresse, ses trésors
Le sourire de l’eau et la caresse d’une main
Lente, si lente
La candeur pour qui encore s’émerveille
Des politesses de l’aurore
Et puis
Se dire les langages du silence
Et puis
Apprendre à rêver, cela
Le matin
Archives Mensuelles: juillet 2022
Axiome
Tout poème est unique
Toute lecture est originale
La poésie est la réponse des mots à la parole donnée
Boulevard des brumes
Étrangement
La ville m’est un itinéraire solitaire
Une respiration qui s’affranchit du hasard
Pour me conduire vers ce que je suis
Un boulevard des brumes
Et le bonheur nécessaire de ses rues
Pour m’extraire patiemment
De l’effervescence inouïe du vide
Et c’est là ce qui m’effraie
Au-delà même de l’errance et de l’abandon
Être aveugle à moi-même
Sans amertume
Haïkus de l’été
L’été fredonne
Les andains de l’enfance
Nos lèvres mêlées
L’été foisonne
Pages bleues de l’enfance
Portée par le vent
L’été attendrit
Les jours fêlés de l’enfant
Château de sable
Dans tes yeux
Une vie s’émerveiller
Voguer lumières sur la clameur du ciel
Le regard éperdu des caresses de l’astre
Une vie s’émerveiller
Jouer à la marelle sur la cime des nuages
L’insolence rieuse face à l’orage
Une vie s’émerveiller
Goûter à l’agora de nos visions communes
La résonance quiète de nos cernes partagées
Dans tes yeux
Apprendre curieux, demain pour chaque jour
L’ivresse des heures simples