Étrangement
La ville m’est un itinéraire solitaire
Une respiration qui s’affranchit du hasard
Pour me conduire vers ce que je suis
Un boulevard des brumes
Et le bonheur nécessaire de ses rues
Pour m’extraire patiemment
De l’effervescence inouïe du vide
Et c’est là ce qui m’effraie
Au-delà même de l’errance et de l’abandon
Être aveugle à moi-même
Sans amertume