Marcher dans l’herbe
encore fraîche des larmes de la nuit
Et ouvrir son cœur
aux pépiements de l’oiseau
Je t’ai reconnue
Là
Dans l’embrasement d’une étoile
aux parfums de racines
L’aube, immortelle
Les fragments vermillon du jour
Pour dire
L’éloquence de nos matins cinabres
C’était il y a bien longtemps
Ou peut-être pas
Quand était-ce déjà
L’aube, l’oiseau, le soleil
Tous nos matins, recommencés