Fragments de l'homme mort

Dimanche amer

J’ai écouté tes silences
Il m’ont dit
Que tu n’avais plus besoin de moi
Alors, je suis parti

Là-bas, en quête d’autres combinaisons
Qui m’emmènent plus loin dans mon rêve
Et apaiser l’absence
Ce souffle brûlant qui assiège mes poumons

Goûter l’aveu de l’indifférence
L’arbre, la symphonie des feuilles animées par le vent
L’âme suspendue, stalactites bleues
Qui égrainent mes dimanches endormis

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Terminaisons amoureuses

L’aube

Marcher dans l’herbe
encore fraîche des larmes de la nuit
Et ouvrir son cœur
aux pépiements de l’oiseau

Je t’ai reconnue

Dans l’embrasement d’une étoile
aux parfums de racines
L’aube, immortelle
Les fragments vermillon du jour
Pour dire
L’éloquence de nos matins cinabres

C’était il y a bien longtemps
Ou peut-être pas
Quand était-ce déjà
L’aube, l’oiseau, le soleil
Tous nos matins, recommencés

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