Lumière et distance

Éveils

Je file mon désarroi dans le matin stupide
bientôt surpris par les neiges pourpres
que donne à ma vue un ciel de miel
animé par d’autres nuages

Cet instant infini, trop vite passé
laisse en mon âme enchantée
l’esprit d’une éternité furtive
la symphonie franche de l’aube

Je m’étonne alors de ce rire soudain
que porte à mes yeux l’aube vive
miroir des heures blêmes
esquisse des matins sereins

Par défaut

Laisser un commentaire