Je t’ai vu passer
amante des muses fugaces
effarouchée
par l’urgence des herbes folles
seul sur mon banc de mille ans
le regard plus sûr que l’aube naissante
Je me suis rêvé les yeux couverts
de rosée sauvage
pour conjurer les larmes de mes automnes désœuvrés
épures errantes
de mes chimères sans âge
palimpseste vermeil d’un cœur trop souvent trompé
La poésie est morte, tu es partie
aimante
d’autres fantaisies au calice amer
d’une plume de sang
le cœur à moi
désœuvré