Au sol
un saule ratisse
dans la brise légère
des perles de mémoire vague
Derrière
un chêne séculaire
découpe dans un éclat de lune pleine
des fantasmagories de branches nues
En haut
un nid hardi
s’invente patient
dans le recueil des heures vernales
Au loin
un héron boit à la source
et le tonnerre roule des ombres à la nuit