Echos

Vision éphémère

Au sol
un saule ratisse
dans la brise légère
des perles de mémoire vague

Derrière
un chêne séculaire
découpe dans un éclat de lune pleine
des fantasmagories de branches nues

En haut
un nid hardi
s’invente patient
dans le recueil des heures vernales

Au loin
un héron boit à la source
et le tonnerre roule des ombres à la nuit

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Fragments de l'homme mort

Un hiver

Les jours sont ici de fables déjà lues
dunes vides
où les sphinx sondent
l’attente livide des hommes bleus

Le sable
ne répond plus
aux chuchotements de l’eau
le vent des heures parmes s’est tu

Il n’est que l’onde d’une larme
pour égayer la nuit de son triste sourire
et dire
la bibliothèque nue de l’oubli

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Echos

L’abandon au printemps

Tu m’es nuit
l’indolence de mars
le silence et la raison indécise

L’attente assoupie
au berceau des Charmilles amoureuses
la rosée frémissante

Je serai celui-là
l’oiseau qui prélude au lever de l’astre
le parfum du jour
dans le pépiement de l’aube

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Terminaisons amoureuses

Plénitudes

Dans le souffle de ce mouvement
distrait, grave
je me suis reconnu en toi
vivant

J’ai caressé ce songe dans l’instant
la résonance de mon sang
l’écho plein
de la pulsation du vide fugitif

Toi
à moi les oscillations de ton corps
l’altérité des jours mémoires, nous deux
nos amours indéfinis

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