Rivages

Promenade

Je devine l’océan dans l’horizon lointain
Là où la ligne des nuages cède aux gris profonds
Les murmures de l’écume et son langage des hauts-fonds

Le vent d’ouest me console de l’intolérable distance
Chargé d’iode à l’heureuse mémoire des parfums de l’été
Pour m’égayer un peu des rives amères du Léthé

Ainsi vais-je le cœur serein dans la pénombre
goutant la nuit dans la caresse infaillible du sable
L’enfance pour présage, en égide aux ténèbres haïssables

Mon âme se trouve là, à la confluence des mondes
Dans les traces de l’homme sincère confident de la grève
A l’écoute des tumultes du temps et du rivage des rêves

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