J’ai vécu une vie
nous deux
dans le soupçon de l’attente
Interlude du regard
L’oscillation
de nos corps
vertiges de l’eurythmie
L’incertitude des mots
Tumultes assassins
dans l’arrachement au silence
feus bleus de l’azur
J’ai vécu une vie
nous deux
dans le soupçon de l’attente
Interlude du regard
L’oscillation
de nos corps
vertiges de l’eurythmie
L’incertitude des mots
Tumultes assassins
dans l’arrachement au silence
feus bleus de l’azur
Marges fugitives de mes nuits
calcédoines
j’ai vu rêver les ombres familières
de mes paysages lointains
Cœur sombre j’ai survécu
pour te dire
la rosée qui étanche les larmes
de l’infini voyageur
Je n’ai d’autre courage
que les vertiges de l’aube et du crépuscule
moi
l’inconnu
l’amant des bancs d’infortune
qui épouse l’illusion d’un regard
en partage
pour me dérober à l’abyme
meurtrissure de tes silences
à l’empreinte trop subtile
Demain, tu me verras peut-être
Oui, demain, je ne viendrai pas
Vous connaissez
des instincts les plus bas la colère
Sans jamais y céder
pour qui cherche à vous plaire
En maître fallacieux
de la querelle des égos
Qui Iago alimente l’invective
des plus vils mots
Vous jugez
d’autorité la sage tempérance
Qui des débats apaise la raison
en sa conscience
Vous êtes nuances
l’intelligence subtile du regard
pour voir et pour aimer
J’ai tant de souvenirs
siècles de poussière
pour dire la course hésitante
des hommes
Chacune de mes marches
conte une histoire polie par les ans
qui se raconte
dans l’imparfait de mes stigmates
Humble sous le pas
de vos existences
je suis l’ami loyal du spectacle
de vos jours
La vie !
turbulente
cavalcade des cœurs pressés
comme j’ai aimé vous voir grandir
La vie…
et son ultime rampe
à moi
la compagne clémente de vos sagesses
Alors va, ne t’égare pas
je serai là toujours
qui veillerai sur tes secrets
à nos corps gardés