Par les sentes de traverse sablonneuses
la main d’une mère, les épaules d’un père
à l’heure des ronciers sauvages, l’iode
premiers soleils candides de septembre
Les enfants s’égaillent enfants, soudains
dans l’effervescence de leur cueillaison
les lèvres étourdies de sucs amarantes
Ils se jouent les doigts aventureux
du caprice enchevêtré des épines
pour la promesse d’épiques confitures
aux saveurs de fables rocambolesques
Au loin, dans la clairvoyance de ses embruns
la mer console le point du jour embarrassé
qui s’étend nuée pourpre, comme à regret