J’ai tant de souvenirs
siècles de poussière
pour dire la course hésitante
des hommes
Chacune de mes marches
conte une histoire polie par les ans
qui se raconte
dans l’imparfait de mes stigmates
Humble sous le pas
de vos existences
je suis l’ami loyal du spectacle
de vos jours
La vie !
turbulente
cavalcade des cœurs pressés
comme j’ai aimé vous voir grandir
La vie…
et son ultime rampe
à moi
la compagne clémente de vos sagesses
Alors va, ne t’égare pas
je serai là toujours
qui veillerai sur tes secrets
à nos corps gardés