Les mots perdus que je n’ai pas su dire
figés dans l’instant animé d’un regard
coïncidence avisée de nos mondes mêlés
seconde sublime à l’éternité offusquée
Te savoir là demain, demain peut-être
deviser avec moi-même et apprivoiser
une raison avide, vide, affolée, épuisée
pour te dire les mots qui n’existent pas
Saurais-je les mots pour te dire demain
Nos âmes plumes dans l’herbe folle
le songe de l’eau pour naître au monde
la danse du vent pour habiter ton sourire
Demain peut-être, je saurais ces mots superflus
superflus peut-être