Fragments de l'homme mort

La confession de l’hiver

Par delà les brumes hyalines et suffocantes
je devine les soleils diaphanes de décembre
la torpeur du vide, espace amer de l’indéfini

La lumière m’étourdit de ses baisers de givre
mélancolie blanche de l’absence des nuages
Le ciel, impavide, est du bleu de l’attente

Tout semble ici n’être que saisissement,
figé dans le langage dépouillé des arbres
entrelacs sauvages des branches mises à nu

La nuit patiente dans l’étendue de sa substance
compagne impartiale des songes du promeneur
L’hiver s’écrit dans le ruissellement des étoiles

Et mon être vit là, dans la conversation du feu
à l’écoute du serpentement sucré des flammes
en quête de sagesse dans la volupté de l’âtre

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