Tu sauras toi aussi un jour deviner des mondes
dans les vides pourpres de l’aurore
Méditer les interstices passagers de l’oubli,
en promeneuse des astres aux douces ruses
Je t’attendrai là-bas, dans ces failles de l’aube
où Aimer s’étonne des pétales d’une rose
Tu sentiras ma main faiblir, docile au souffle
d’une éternité aux miels imperturbables
Tes lèvres épelleront un mot à nous deux
inconnu, insondable à nos cœurs incertains
Et nous apprendrons alors ensemble
dans l’absence singulière de nos corps retrouvés