Rivages

De houle longue

Cet océan n’est plus
Dépouillé de ses courants, inertie et abandon
il a perdu la mémoire

La crête de chaque vague, sublime
porte le chant irrésolu de l’ombre, errance
de l’azur passé

L’écume s’est tue
multitude sidérée du ressac devenu muet
Le flot est silence, silence

Au plus profond de l’abîme
le froid a meurtri les cœurs de sa morsure
d’airain et de poussière

Où êtes-vous, tumultes ?
Je vous ai perdus. Mes mains, de paume vide
ne sont que larmes contenues

Ce cri, nous l’avons oublié
Effroi et murmure de la houle qui sombre
illusoire et régulière

Ce cri, l’entends-tu ?
C’est celui de nos premières heures
L’éveil de l’onde

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