J’ai dormi là, à l’ombre des immortels
sur le sable fraichissant une nuit sans lune
le cœur à l’agonie, las de sa couche vermeille
Trop ému d’être seul, l’affection en sommeil
j’ai convoqué une pieuvre et une murène
amies de ma flamme effarée, blême à l’effroi
J’ai rêvé des allégories fabuleuses
tant d’étoiles adorables en mon âme étourdie
ou étais-je éveillé ?