Lumière et distance

Un songe

Je trouve dans l’inconstance sereine des matins d’hier
Des fragments de mémoire interdits et secrets
Le tison noueux porté à l’âtre farouche
Qu’attise le temps des récits liminaires

Passager de l’épure
je bois des demi-lunes fabuleuses
J’étreins des horizons métalliques
Le regard alangui et capricieux

Attente
Or de mes nuits, douces

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Fragments de l'homme mort

Solitude ?

Nous vivons seuls, placides
perdus dans l’ambiguïté du quotidien
Consommateurs d’espaces indéfinis
prêts à l’expérience

Nous monnayons des couleurs
aux impavides nuances
Pour croire que tout existe
au-delà de rien

Et alors, que reste-t-il ?


Une bouée, un repère
dix carrés de lièges, peints à la va-vite
Sept rouges, trois blancs
patinés par les ans.


L’océan qui se retire
une étoile qui s’éteint
Toi…         
… et moi
policés par les ans

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