Le voilà qui feule et m’apostrophe !
Mais qui puis-je, point de chat dans mes vers
C’est écrit, les félins comptent pour rien …
autant que l’abîme rime avec le sublime
Archives Mensuelles: octobre 2021
Mur horizon
J’ai longtemps marché le long de ce mur de tuffeau froissé par les ans
Flânerie ordinaire
égayée par la révérence aimable de quelque valériane purpurine
que le vent accapare de ses instances soudaines
Ce mur est mon horizon, il ne m’appartient pas de le franchir
Minutes blêmes
il n’est pour l’abolir qu’une bise amie propre à animer les pages
les notes égarées d’un rire cristallin, vestige de ma liberté perdue
Je converse alors avec la pierre mille portes aux arabesques sauvages
Illusion amère
que ce langage amène souffle à l’impertinence d’une idée asservie
l’Iris des lendemains plus subtils, risée des pas anciens
Ce mur n’existe pas, il n’a jamais existé
Nos solitudes
J’ai vécu dans ton sillage
caressant des doigts la bruine légère
mur d’opale sans écho
J’ai chéri nos solitudes fiévreuses
attisant en mon âme frêle
l’amer singulier de ton rivage
Tu m’es ce cœur lointain
vigilant à mon côté résolu
l’intimité de notre abandon
Lueurs
J’ai cherché
à l’ombre des pierres séculaires
où le sable si vaste embrasse l’allégresse
les matins d’hier
J’ai dévoré les racines d’une éternité sauvage
l’âme assoiffée des parfums oubliés
où la dune en éveil
trompe l’écueil de ma mémoire plurielle
J’ai consulté les adages de mes empires lointains
tracé deux runes, fureur et tendresse
qu’un vent résistant, porte depuis si longtemps
J’ai ri de moi, le pas suspendu
aux reflets opalins de la lune amie
Lueur, je t’ai cherchée
Lueurs, j’ai survécu
Poème indéfini
J’irai là-haut, embrasser le contre-feu des nuages
élargir le cercle tronqué des nuits indolentes
Silhouette, ma main s’abîme dans l’azur
mes yeux trop meurtris sont aveugles à tes mots
Qui es-tu, toi que j’ai tant aimée ?
Qui es-tu, toi que j’ai si peu su aimer ?