Les étoiles pleurent un miel d’amertume
halos oubliés des siècles impertinents
Mon souffle s’égare sur les carreaux d’hiver
que la buée anime et tristement éteint
Je devise des épices inopportunes
pensées étourdies de mon cœur safran
errance desséchée de mes fantaisies d’hier
A l’orée inquiète des nuits sans lune
mon regard est un spectre patient
l’œil assoiffé des zéniths ordinaires
qui s’étonne trop peu de ne voir rien
L’abîme, écrin affligé de mon serment
joue des airs de lyre éphémères
consolation des allégresses nocturnes