J’ai longtemps marché le long de ce mur de tuffeau froissé par les ans
Flânerie ordinaire
égayée par la révérence aimable de quelque valériane purpurine
que le vent accapare de ses instances soudaines
Ce mur est mon horizon, il ne m’appartient pas de le franchir
Minutes blêmes
il n’est pour l’abolir qu’une bise amie propre à animer les pages
les notes égarées d’un rire cristallin, vestige de ma liberté perdue
Je converse alors avec la pierre mille portes aux arabesques sauvages
Illusion amère
que ce langage amène souffle à l’impertinence d’une idée asservie
l’Iris des lendemains plus subtils, risée des pas anciens
Ce mur n’existe pas, il n’a jamais existé