J’ai cherché
à l’ombre des pierres séculaires
où le sable si vaste embrasse l’allégresse
les matins d’hier
J’ai dévoré les racines d’une éternité sauvage
l’âme assoiffée des parfums oubliés
où la dune en éveil
trompe l’écueil de ma mémoire plurielle
J’ai consulté les adages de mes empires lointains
tracé deux runes, fureur et tendresse
qu’un vent résistant, porte depuis si longtemps
J’ai ri de moi, le pas suspendu
aux reflets opalins de la lune amie
Lueur, je t’ai cherchée
Lueurs, j’ai survécu