Il est des bancs de lichen et de solitude
pour accueillir la vieillesse messagère
qui devise les mains offertes
pour dire l’éblouissement d’une vie
Le désir est une lampe bleu pétrole
qui projette aux confins du monde
des parfums suaves et écarlates
Les baleines s’en émeuvent, qui
méditent des théorèmes aqueux, où
la parole se perd dans les limons
d’une éternité passagère
Mais tout de même encore
à la nuit tombée
les bancs de solitude sont là
qui conversent entre eux