Fragments de l'homme mort

J’ai choisi la nuit

J’ai cru pouvoir deviner les mots
pour sculpter le vent invisible à mon cœur
J’ai cru pouvoir écrire en une page
l’amour en son sein, rivage trop éphémère
J’ai cru pouvoir tracer les arabesques fugaces
fugaces, fugaces toujours

Mais c’est un univers de formes, où dansent les flammes
Sur quelque pensée sagace, dépourvue d’émail, dépourvue d’émaux

Alors j’ai choisi la nuit
pour apprivoiser les silences, y survivre une minute pleine et conjurer le tonnerre
Alors j’ai choisi la nuit
pour pétrir l’augure, glaise incandescente des lendemains épris
Alors j’ai choisi la nuit
j’ai choisi la nuit toujours, pour vivre nos amours éveillé

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