Lumière et distance

Rappelle-toi

Rappelle-toi nos serments
le sang qui coule dans les mots
les larmes que l’on voudrait éteindre

Rappelle-toi l’impatience
de nos mains qui s’ouvrent
aux lendemains confiants et secrets

Rappelle-toi le parfum de l’espoir
comme une aventure suspecte ?
Le regard enivré de liberté !

Rappelle-toi ton nom, tout le jour oublié
nos cœurs avides, vivant l’exil
mais toujours vivant !

Rappelle-toi le jour qui se lève
la brume comme une étreinte
désir insatiable de l’homme fier

Rappelle-toi le rêve que tu fis enfant
l’absurdité d’un songe …
qui ne le fut jamais vraiment !

Nous l’avons rêvé, rappelle-toi
oui, nous l’avons rêvé ! rappelle-toi !

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