Nous vivons seuls, placides
perdus dans l’ambiguïté du quotidien
Consommateurs d’espaces indéfinis
prêts à l’expérience
Nous monnayons des couleurs
aux impavides nuances
Pour croire que tout existe
au-delà de rien
Et alors, que reste-t-il ?

Une bouée, un repère
dix carrés de lièges, peints à la va-vite
Sept rouges, trois blancs
patinés par les ans.
L’océan qui se retire
une étoile qui s’éteint
Toi…
… et moi
policés par les ans