Dans la fenêtre un reflet s’invente des
trajectoires fugitives, insaisissables
réalité de nos pas qui s’éloignent ou
réponse à nos pensées obliques
L’être se devine dans cette dissociation
image furtive de la distance de soi
comme un acte de rappel salutaire
pour s’affranchir des mondes courbes
Dehors l’obscurité s’emmêle, opaque
dans son infinité radieuse, nuit réelle
intemporelle pourtant, mémoire de
l’imagination, forme vive du dedans
Cette pensée nous effleure soudaine
présente toujours en soi-même
dans cet intervalle discret des songes
contre-point fugace, immuable du réel